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Cultiver les petites joies, est-ce le secret du bonheur ? C’est assurément le secret d’un certain « équilibre », confirme Christine Grou, psychologue et présidente de l’Ordre des psychologues du Québec. Voici pourquoi, et surtout comment, en quatre temps.
Les petites joies stimulent nos hormones du bonheur.
Ce n’est pas un mythe : les petites joies ont tendance à mettre du soleil dans nos vies, en annihilant tranquillement ce qui nous irrite. « Les petits bonheurs quotidiens ont pour fonction de diminuer notre niveau de stress et d’améliorer notre humeur », confirme Christine Grou. Comment ? En stimulant nos hormones du bonheur : la sérotonine (qui régule les émotions), la dopamine (qui active le circuit de récompense), l’endorphine (hormone du bien-être) et l’ocytocine (hormone de l’amour et de l’attachement). « Ces pourquoi les petits plaisirs nous font du bien et réduisent l’importance des irritants. »
À chacun sa joie
À noter qu’il n’y a pas de petite joie universelle. Elles sont plutôt propres à chacun. Pour certains, ce sera le piano, un roman léger, une série télé. « J’aime beaucoup les séries qui font du bien », lance Christine Grou, citant Les mecs, L’œil du cyclone, Lâcher prise, Rumeurs. "Je ne serai pas stressée en regardant ça, je vais assurément sourire. Ce sont des séries qui font rigoler. Pour d’autres, il s’agira de chanter, danser, savourer un rayon de soleil. Les petites joies, c’est ça, leurs vertus, elles équilibrent l’humeur et régulent les émotions." Christine Grou, psychologue et présidente de l’Ordre des psychologues du Québec
Deux conditions à respecter
Mais toutes les petites joies ne se valent pas. Deux conditions fondamentales doivent être ici respectées. La première : « Il ne faut pas que nos joies entrent en conflit avec nos objectifs à long terme », dit Christine Grou. Si vous souhaitez ultimement bien manger et être en parfaite santé, mais que votre petite joie est de vous goinfrer de cochonneries, il y a sans doute matière à souci. « Il ne faut pas que ça compromette les projets à plus long terme. » Deuxième condition : « Il faut profiter de sa petite joie sans pensées intrusives », poursuit-elle. Si vous prenez une pause d’études toutes les deux heures, pour prendre un bol d’air bienfaiteur, mais que chaque fois, vous ruminez tout ce que vous n’êtes pas en train d’accomplir, « ça ne marchera pas ! dit-elle. Il faut apprendre à contrôler ces pensées intrusives. […] Les gens qui s’exercent à pratiquer la pleine conscience vont mieux y arriver ».
Se donner le droit
Au lieu de vous demander ce que vous devriez être en train de faire, posez-vous cette question : « De quoi j’ai envie ? Qu’est-ce qui me ferait du bien ? […] L’important, c’est de s’octroyer des plaisirs au quotidien. Ce n’est pas normal de n’avoir aucun plaisir. On ne sera pas détendu du tout. Il n’y a pas de recette magique, l’important, c’est l’équilibre, et l’autobienveillance ! », conclut-elle.